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Essai gratuit 7 jours →Vous cherchez à investir dans l'immobilier locatif sans devoir mettre la main au portefeuille chaque mois ? Le cash flow positif représente exactement cela : vos loyers couvrent l'intégralité de vos charges (crédit, taxes, assurances, travaux) ET vous rapportent de l'argent chaque mois.
Contrairement au rendement locatif qui s'exprime en pourcentage, le cash flow mesure votre trésorerie réelle en euros. C'est l'indicateur qui fait la différence entre un investissement qui vous enrichit dès le premier mois et un investissement qui nécessite un effort d'épargne pendant des années.
Dans ce guide, vous allez découvrir comment calculer précisément votre cash flow (brut et net d'impôts), quelles stratégies adopter pour l'optimiser, et surtout comment éviter les 4 erreurs qui plombent 80% des investissements locatifs. Avec les bons outils et la bonne méthode, obtenir un cash flow positif dès votre premier investissement est parfaitement accessible.
Qu'est-ce qu'un cash flow positif en immobilier ?
Définition du cash flow immobilier
Le cashflow, ou flux de trésorerie, terme fréquemment évoqué dans l’univers de l’investissement immobilier, réfère à la différence nette entre les loyers perçus et l’ensemble des dépenses associées à un bien immobilier. Un cash flow positif signifie que l’investissement génère plus d’argent qu’il n’en consomme, une situation idéale pour tout investisseur.
La formule du cash flow est simple :
Cash Flow = Loyers encaissés - (Mensualité
crédit + Charges + Taxes + Assurances).
Prenons un exemple concret : vous louez un appartement 800 €/mois et vos charges totales s'élèvent à 650 €. Votre cash flow est donc de +150 €/mois, soit l'argent qui reste réellement dans votre poche.
Cash flow positif vs négatif vs neutre
Si vous avez un cash flow positif, cela signifie que les revenus générés par votre bien immobilier sont supérieurs à l’ensemble des dépenses liées à ce même bien : crédit, impôts, charges d’exploitation, assurance … Par exemple, 850 € de loyer moins 720 € de charges égale +130 €/mois dans votre poche.
Le cash flow neutre correspond à une situation où vos loyers couvrent exactement vos charges, sans gain ni perte. Votre projet est autofinancé et le crédit se rembourse alors seul sans avoir besoin de rajouter de l'argent.
Un cash flow négatif n'est pas toujours rédhibitoire. Nous y reviendrons, mais cette situation peut s'avérer acceptable si vous visez la plus-value à long terme ou si vous bénéficiez d'avantages fiscaux significatifs comme le déficit foncier.
Pourquoi viser un cash flow positif ?
Viser un cash flow positif présente plusieurs avantages stratégiques. D'abord, vous n'avez aucun effort d'épargne à fournir : votre bien se finance tout seul et vous pouvez enchainer les investissements. Ensuite, vous disposez d'une sécurité renforcée en cas de vacance locative ou de travaux imprévus. Par ailleurs, vous accumulez de la trésorerie pour acheter votre prochain bien plus rapidement.
Un cash flow positif transforme votre investissement en véritable machine à générer des revenus passifs, pas seulement en placement patrimonial à long terme.
Comment calculer son cash flow immobilier ?
Le calcul d’un cash flow demande une certaine rigueur, en particulier concernant l’exactitude des facteurs pris en compte. Loyer hors charges, montants des différentes charges, remboursement de l’emprunt, taxe foncière ou encore frais divers sont autant d’informations dont vous aurez besoin.
La formule de calcul du cash flow avant impôts
Voici la formule complète pour calculer votre cash flow avant impôts : Cash Flow = Loyer mensuel - (Mensualité crédit + Charges copro + Taxe foncière/12 + Assurance PNO/12 + Gestion locative + Provision travaux). Chaque poste compte et nous vous conseillons de n'en négliger aucun.
Prenons un exemple avec des chiffres ronds. Vous percevez 800 € de loyer mensuel. Vos charges se décomposent ainsi : mensualité crédit 520 €, charges copropriété 80 €, taxe foncière 75 €/mois, assurance PNO 15 €/mois, gestion locative 64 €, provision travaux 50 €. Total des charges : 804 €. Votre cash flow brut est donc de -4 €/mois. Le bien est quasiment à l'équilibre, mais attention : nous n'avons pas encore intégré la fiscalité.
La formule du cash flow net d'impôts
Le cash flow net d'impôts constitue le véritable indicateur à suivre, car il intègre votre fiscalité personnelle. La formule devient : Cash Flow Net = Cash Flow Brut - Impôts sur revenus locatifs. En location nue au régime foncier, vos revenus imposables correspondent aux loyers annuels moins les charges déductibles, le tout multiplié par votre TMI plus les prélèvements sociaux de 17,2%.
En location meublée LMNP, vous pouvez déduire l'amortissement du bien et des meubles. Résultat : vous payez souvent 0 € d'impôt les premières années, ce qui améliore considérablement votre cash flow net.
Analyser votre projet
Les erreurs coûtent cher en immobilier. Utiliser nos simulateurs certifiés pour être sûr de calculer précisément votre rendement, cash-flow et vos impôts.
Essai gratuit 7 jours →Exemple de calcul concret : Studio Paris vs T2 Le Mans
Comparons deux investissements réels pour comprendre l'impact de la localisation et de la stratégie sur le cash flow. D'un côté, un studio parisien prisé mais cher. De l'autre, un T2 dans une ville à fort rendement.
| Poste | Studio Paris 18e (25m²) | T2 Le Mans (45m²) |
|---|---|---|
| Prix d'achat | 215 000 € | 90 000 € |
| Frais de notaire | 17 200 € | 7 200 € |
| Apport | 46 000 € (20%) | 29 000 € (30%) |
| Montant emprunté | 186 200 € | 68 200 € |
| Mensualité crédit (4%, 25 ans) | 982 € | 360 € |
| Revenus | ||
| Loyer mensuel HC | 850 € | 580 € |
| Charges mensuelles | ||
| Mensualité crédit | 982 € | 360 € |
| Charges copropriété | 90 € | 50 € |
| Taxe foncière /12 | 75 € | 45 € |
| Assurance PNO /12 | 15 € | 12 € |
| Gestion locative (8%) | 68 € | 0 € (autogestion) |
| Provision travaux | 30 € | 40 € |
| Total charges | 1 260 € | 507 € |
| Cash flow brut | -410 €/mois ❌ | +73 €/mois ✅ |
Résultat : avec un apport deux fois moins important en valeur absolue (29 000 € vs 46 000 €), l'investissement au Mans génère un cash flow positif de +73 €/mois, soit 876 € par an dans votre poche. Pendant ce temps, le studio parisien vous coûte 410 €/mois, soit 4 920 €/an d'effort d'épargne.
Qu'est-ce qui fait la différence ? Trois leviers combinés : le choix d'une ville à rendement supérieur (7-8% au Mans vs 4-5% à Paris), un apport légèrement plus élevé en pourcentage (30% vs 20%) et l'autogestion qui économise 46 €/mois. Autrement dit, avec la bonne stratégie, le cash flow positif devient accessible même avec les taux actuels.
Les avantages d’un cash flow positif
La grande majorité des investisseurs visent à obtenir un cash flow positif, et cela peut facilement se comprendre. Les avantages d’un cash flow positif sont nombreux, voici les principaux à retenir.
Des dépenses couvertes par les revenus du bien
Le premier avantage indéniable d’un cash flow positif réside dans le fait que l’intégralité des dépenses liées au bien sont couvertes. Ainsi, techniquement, vous n’avez pas besoin d’investir de l’argent de votre poche afin d’assurer la bonne exploitation de votre bien immobilier, ou encore afin de régulariser impôts et diverses taxes. Les recettes générées par le bien suffisent à elles seules à couvrir la moindre des dépenses, vous offrant une sécurité financière appréciable ainsi qu’une sérénité d’esprit.
La possibilité de générer un complément de revenus
Un atout non négligeable, le cash flow positif permet de dégager un surplus financier pouvant servir à augmenter votre train de vie ou à être réinvesti.
Outre le règlement de l’ensemble des dépenses, un cash flow positif est également susceptible de vous apporter un complément de revenus. En pratique, il est extrêmement rare que les revenus de votre bien correspondent à la virgule près à ce que vous dépensez pour ce même bien, toutes dépenses confondues. Ainsi, dans le cas d’un cash flow positif, il est fréquent de bénéficier d’une sorte de bonus complémentaire, c’est-à-dire une somme d’argent restante et librement à disposition du propriétaire une fois que l’ensemble des charges et impôts ont été soldées.
L’occasion parfaite pour investir dans de nouveaux projets immobiliers
Avec un cash flow positif, vous disposez de fonds supplémentaires pour explorer de nouvelles opportunités sans compromettre votre situation financière actuelle.
Dès lors que votre cash flow vous permet de couvrir toutes vos dépenses ainsi que de mettre un pécule plus ou moins important de côté, votre situation financière vous permet de penser à de futurs projets immobiliers. La plupart des investisseurs immobiliers ont justement cette ambition à l’esprit : se lancer dans un projet immobilier, en retirer un cash flow positif, puis enchainer les investissement et les nouveaux projets.
Il s’agit d’une technique fiable pour parvenir à se construire un patrimoine pérenne et diversifié, tout en facilitant ses rapports avec les banques pour la moindre demande d’emprunt, ces dernières étant bien moins réticentes à prêter de l’argent à des investisseurs au cash flow positif.
Les revenus à intégrer dans le calcul
Les loyers mensuels hors charges
Dans votre calcul de cash flow, utilisez toujours le loyer hors charges (HC), c'est-à-dire le montant que le locataire vous verse directement. Les charges locatives transitent par vous mais ne constituent pas un revenu : elles sont reversées au syndic.
Attention à la confusion fréquente : si votre locataire paie 850 € charges comprises dont 100 € de provisions sur charges, seuls 750 € comptent pour votre cash flow.
Comment estimer le loyer de marché
Estimer correctement le loyer de marché s'avère impératif : surestimez-le et votre cash flow sera fictif. Trois méthodes s'offrent à vous. La première consiste à analyser les annonces en ligne sur PAP, Leboncoin ou SeLoger pour des biens similaires. La deuxième repose sur les observatoires des loyers comme l'OLAP. La troisième, la plus fiable, utilise les données temps réel de LyBox sur plus de 50 villes françaises.
Nous vous conseillons de prendre la fourchette basse de vos estimations. Mieux vaut être agréablement surpris que déçu au moment de la mise en location.
Prendre en compte la vacance locative
La vacance locative représente la période où votre bien reste vide entre deux locataires. Beaucoup d'investisseurs l'oublient dans leurs calculs et se retrouvent en difficulté. Sur un marché tendu comme Paris ou Lyon, prévoyez 1 mois tous les 3 ans, soit environ 2,7% de vacance. Sur un marché détendu, ce taux peut grimper à 15% voire plus.
Si votre loyer est de 800 €/mois avec 1 mois de vacance tous les 3 ans, votre loyer réel passe à 778 €/mois. Cette différence de 22 €/mois peut faire basculer un cash flow positif en négatif.
Les dépenses à déduire pour un calcul précis
Les mensualités de crédit
C'est votre plus grosse charge mensuelle. Votre mensualité comprend le capital remboursé, les intérêts et généralement l'assurance emprunteur. Pour un emprunt de 180 000 € sur 25 ans à 4,2%, comptez environ 978 €/mois.
Négociez votre taux avec acharnement. Une différence de 0,5 point représente 50 à 80 € d'économie mensuelle sur votre cash flow, soit 15 000 à 24 000 € sur la durée totale du crédit.
Les charges de copropriété
Les charges de copropriété couvrent l'entretien des parties communes. Les fourchettes varient considérablement selon le type d'immeuble. Un studio sans ascenseur coûte 30 à 60 €/mois, tandis qu'un immeuble ancien mal entretenu peut atteindre 200 à 400 €/mois.
Demandez systématiquement au vendeur le dernier appel de charges et les PV d'AG des 3 dernières années. Un ravalement voté mais non encore appelé peut faire exploser vos charges.
La taxe foncière
La taxe foncière est un impôt local annuel à votre charge en tant que propriétaire. Pour un T2, comptez entre 600 et 1 200 € par an selon la ville. Demandez au vendeur le dernier avis de taxe foncière et divisez par 12 pour obtenir l'impact mensuel.
À noter que la taxe foncière augmente chaque année sous l'effet de l'inflation et des décisions locales. Prévoyez une hausse de 2 à 3% par an dans vos projections.
L'assurance PNO et GLI
Deux assurances méritent votre attention. L'assurance PNO (Propriétaire Non Occupant) est obligatoire et coûte 150 à 300 € par an. L'assurance GLI (Garantie Loyers Impayés) est facultative mais fortement recommandée, surtout pour les débutants. Elle représente 2,5 à 4% des loyers annuels.
Au total, prévoyez 36 à 57 €/mois pour ces deux assurances. C'est le prix de la tranquillité d'esprit.
Les frais de gestion locative
Si vous confiez votre bien à une agence, prévoyez des frais de gestion de 7 à 8% TTC du loyer. Pour un loyer de 800 €, cela représente 56 à 64 €/mois en moins sur votre cash flow. Les plateformes en ligne proposent des tarifs plus compétitifs, autour de 4 à 6%.
Gérer vous-même permet d'économiser 50 à 70 €/mois, mais implique du temps pour les visites, états des lieux et relances éventuelles.
La provision pour travaux
Cette ligne est souvent oubliée par les investisseurs débutants. Pourtant, les imprévus arrivent : chaudière défaillante, électroménager à remplacer, remise aux normes. Pour un bien de 15 ans, prévoyez 50 à 80 €/mois. En 5 ans, vous aurez constitué une réserve de 3 000 à 4 800 € pour faire face sereinement aux aléas.
Créez un compte épargne dédié et versez-y automatiquement cette somme chaque mois. Cette discipline vous évitera bien des sueurs froides.
Les impôts sur les revenus locatifs
Vos revenus locatifs sont imposés, et c'est souvent la charge qu'on oublie. En location nue avec le micro-foncier (revenus inférieurs à 15 000 €/an), vous bénéficiez d'un abattement forfaitaire de 30%. Au régime réel, vous déduisez vos charges réelles. Pour un propriétaire avec une TMI de 30%, l'impôt peut représenter 200 à 300 €/mois.
Le statut LMNP au régime réel permet d'amortir le bien et les meubles, réduisant souvent l'impôt à zéro les premières années. L'économie peut atteindre 200 à 300 €/mois sur votre cash flow.
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Essai gratuit 7 jours →Les 7 stratégies pour obtenir un cash flow positif
1. Négocier le prix d'achat au maximum
C'est le levier numéro un pour améliorer votre cash flow. Chaque euro économisé à l'achat réduit votre mensualité de crédit. Une négociation de 10 000 € sur un bien à 180 000 € représente une mensualité réduite de 54 €/mois pendant 25 ans.
Pour négocier efficacement, renseignez-vous sur le temps de mise en vente. Un bien affiché depuis plus de 6 mois signale un vendeur motivé. Argumentez avec les données de marché : si le bien est proposé à 4 200 €/m² alors que la moyenne du quartier est à 3 800 €/m², vous disposez d'un argument solide.
2. Choisir une ville à fort rendement locatif
Toutes les villes ne se valent pas pour obtenir un cash flow positif. Le secret réside dans l'équilibre entre prix d'achat abordable et loyers élevés. Plusieurs facteurs entrent en jeu : le prix au m², la demande locative et la dynamique économique locale.
| Ville | Prix moyen /m² | Rendement brut | Tension locative |
|---|---|---|---|
| Saint-Étienne | 1 200 € | 9-10% | Faible ⭐ |
| Perpignan | 1 650 € | 8-9% | Élevée ⭐⭐⭐ |
| Limoges | 1 600 € | 8-9% | Faible ⭐ |
| Le Mans | 2 000 € | 7-8% | Élevée ⭐⭐⭐ |
| Brest | 2 100 € | 6-7% | Élevée ⭐⭐⭐ |
Le Mans et Brest combinent bon rendement ET forte demande locative grâce à leurs universités et leur bassin d'emploi. Saint-Étienne affiche le meilleur rendement brut, mais attention à la vacance locative plus importante. Évitez Paris, Lyon centre ou Bordeaux intra-muros où les rendements inférieurs à 5% rendent le cash flow positif quasi-impossible sans apport conséquent.
Plus votre rendement locatif sera élevé, plus les revenus générés par votre bien immobilier le seront, et donc plus vous aurez de chances d’avoir un cash flow positif. En d’autres termes, la stratégie consiste à rechercher dès le départ le meilleur rendement locatif possible. Cela passe par la comparaison des villes au meilleur rendement locatif, mais aussi par le bon choix de quartier ou encore de type de location (longue durée, courte durée type AirBnB, usage commercial …).
Un rendement élevé ne garantit pas un cash flow positif. Vérifiez aussi le taux de vacance, les charges de copropriété locales et la dynamique économique de la ville.
3. Optimiser sa fiscalité
La fiscalité peut représenter 150 à 300 € de différence mensuelle sur votre cash flow. Le LMNP au régime réel permet d'amortir le bien et les meubles, aboutissant souvent à 0 € d'impôt pendant 10 à 15 ans. Le déficit foncier autorise la déduction de gros travaux de vos revenus globaux. Le choix du régime fiscal approprié s'avère donc impératif.
Pour un débutant avec budget limité, nous recommandons le LMNP pour son excellent rapport optimisation/simplicité. Les revenus élevés (TMI 41-45%) gagneront à explorer le déficit foncier.
4. Réduire ses charges de copropriété
Les charges de copropriété peuvent varier de 1 à 5 selon les immeubles. Privilégiez les petites copropriétés de moins de 10 lots, les immeubles sans ascenseur et le chauffage individuel. Évitez les grands ensembles avec nombreux services et les immeubles anciens mal entretenus.
Deux T2 identiques à Lyon peuvent afficher 80 € de différence mensuelle en charges. Sur 25 ans, cela représente 24 000 € de cash flow en plus ou en moins.
Les éventuels travaux à réaliser sont un autre domaine dans lequel il est aisé de réaliser des économies, notamment en les effectuant soi-même ou en choisissant avec soin les matériaux utilisés, leur coût et leur durabilité.
5. Augmenter le loyer par la rénovation ou la colocation
Plutôt que de réduire les charges, pourquoi ne pas augmenter les revenus ? Une cuisine équipée neuve peut justifier 50 à 80 € de loyer supplémentaire par mois. Transformer un T3 en colocation génère souvent 150 à 200 € de revenus additionnels. La location saisonnière, dans les zones touristiques, peut multiplier les revenus par 1,5 à 2.
Notre conseil : commencez par une rénovation ciblée, qui offre le meilleur rapport simplicité/rentabilité.
6. Utiliser un différé de crédit
Le différé de crédit est une option méconnue. Pendant 12 à 24 mois, vous ne remboursez que les intérêts, pas le capital. Votre mensualité passe temporairement de 835 € à 540 €, soit un gain de 295 €/mois pendant la période de travaux ou de mise en location.
À court terme, la technique du différé de crédit permet d’augmenter son cash flow en effectuant un report des mensualités à rembourser. Cette technique s’avère particulièrement utile pour les propriétaires devant faire face à une augmentation temporaire de leurs dépenses, notamment dans le cadre de travaux de rénovation. Le capital et les intérêts relatifs au crédit sont ainsi mis en suspens durant une période donnée, et dans des conditions dûment négociées.
Le différé coûte environ 1 500 à 3 000 € supplémentaires sur la durée totale du crédit. Utilisez-le pour absorber une période de travaux, pas pour masquer un cash flow structurellement négatif.
7. Renégocier son taux de crédit
Si les taux baissent ou si votre situation financière s'améliore, la renégociation devient pertinente. Une baisse de 0,5 point sur un emprunt de 180 000 € représente 48 €/mois d'économie, soit 14 400 € sur 25 ans. Les conditions optimales pour renégocier : écart d'au moins 0,7 point avec votre taux actuel, plus de 10 ans de crédit restant et capital restant dû supérieur à 70 000 €.
Cash flow négatif : faut-il fuir ?
Quand un cash flow négatif peut être acceptable
Un cash flow négatif n'est pas toujours rédhibitoire. Il peut s'avérer acceptable si vous visez la plus-value à long terme dans une zone en forte valorisation. Un effort de 200 €/mois pendant 10 ans représente 24 000 €, mais une plus-value de 80 000 € laisse un bilan net de +56 000 €.
Les avantages fiscaux peuvent également compenser un cash flow négatif. Une réduction Pinel de 30 000 à 60 000 € sur 12 ans absorbe l'effort d'épargne mensuel. Enfin, si votre cash flow devient positif rapidement grâce à la fin d'un différé ou une augmentation de loyer prévue, la situation reste gérable.
L'effort d'épargne mensuel à prévoir
Si vous acceptez un cash flow négatif, calculez précisément l'effort sur toute la durée du crédit. Un cash flow de -180 €/mois sur 25 ans représente un effort total de 54 000 €. Posez-vous les bonnes questions : pouvez-vous sortir cette somme sans difficulté ? Que se passe-t-il si vos revenus baissent ?
L'effort d'épargne ne doit jamais dépasser 10 à 15% de vos revenus nets. Au-delà, vous prenez un risque financier trop important.
Comment transformer un cash flow négatif en positif
Plusieurs leviers permettent d'inverser la tendance. À court terme, renégociez votre taux de crédit, changez d'assurance emprunteur et supprimez la gestion locative si possible. À moyen terme, augmentez le loyer à la relocation, passez en LMNP pour l'optimisation fiscale. Ces actions combinées peuvent transformer un cash flow de -200 €/mois en +50 €/mois en 2 à 3 ans.
Cash flow vs rentabilité locative : quelle différence ?
Le rendement locatif en pourcentage
Le rendement locatif mesure la performance de votre investissement en pourcentage. La formule du rendement brut est simple : (Loyer annuel / Prix d'achat) × 100. Pour un bien à 180 000 € loué 850 €/mois, le rendement brut atteint 5,7%. Cet indicateur permet de comparer des investissements de montants différents, mais ne dit pas combien vous gagnez en euros chaque mois.
Le cash flow en euros par mois
Le cash flow mesure l'argent réel qui entre ou sort de votre poche chaque mois. C'est l'indicateur de votre trésorerie réelle, le plus pertinent si vous cherchez un complément de revenu ou si vous voulez réinvestir rapidement. Un bien peut afficher 8% de rendement et un cash flow négatif si vous empruntez trop.
Quel indicateur privilégier selon votre profil ?
Privilégiez le rendement si vous avez un gros apport (supérieur à 40%) et visez la constitution de patrimoine long terme. Privilégiez le cash flow si vous avez un apport limité, voulez un complément de revenu immédiat ou souhaitez réinvestir rapidement grâce à l'effet boule de neige.
L'idéal combine les deux : un rendement de 5-6% avec un cash flow de +50 à +150 €/mois pour un investisseur débutant prudent.
Les erreurs à éviter dans le calcul du cash flow
Oublier la vacance locative
Calculer son cash flow en supposant 12 mois de loyers par an constitue une erreur classique. L'impact ? Vous surestimez votre cash flow de 50 à 80 €/mois. Intégrez systématiquement 1 mois de vacance tous les 2-3 ans dans vos projections.
Sous-estimer les charges
Oublier certaines charges transforme un cash flow positif théorique en cash flow négatif réel. Les postes les plus oubliés : provision travaux, impôts sur revenus locatifs, frais de comptabilité en LMNP, frais de financement...
Pour déterminer si votre cashflow sera réellement positif, toutes les charges et les imports doivent être pris en compte. Nous conseillons également de prévoir un budget ou un fond travaux pour les petites réparations et rafraichissement à faire.
Ne pas inclure les impôts
Calculer le cash flow avant impôts et s'arrêter là conduit à de mauvaises surprises. Un cash flow brut de +120 €/mois peut devenir un cash flow net de -60 €/mois après fiscalité. La fiscalité représente 30 à 50% de vos loyers selon votre TMI.
Surestimer les loyers
Les loyers constituent la colonne vertébrale du cash flow. Dans votre calcul vous devez comptabiliser le montant réel de loyer que vous allez encaisser en prenant en compte la vacance locative ou en essayant de l’estimer.
Évitez la tentation de surestimer les loyers potentiels. Basez vos projections sur des annonces en ligne pour des biens similaires et des informations fiables provenant du marché local.
Foire aux questions
Vous ne trouvez pas la réponse à votre question ? Consultez la FAQ complète
Le cash flow immobilier est un terme fréquemment utilisé par les investisseurs
immobiliers
et complémentaire du rendement locatif.
Il peut être soit positif, soit négatif. Un cash-flow négatif survient lorsque
les
dépenses d'un projet d'investissement dépassent les recettes générées. À l'inverse, un
cash-flow positif est souvent considéré comme le signe d'un placement immobilier
judicieux. Pour obtenir un cash-flow positif, les investisseurs doivent veiller à ce que
les
revenus provenant de l'acquisition d'un appartement suffisent à couvrir toutes les
dépenses
liées.
Chaque investisseur est unique et si votre but est de chercher absolument un cashflow
positif alors vous pouvez utiliser plusieurs leviers. Le 1er est d’augmenter votre apport ou
de rallonger la durée de votre prêt et ainsi baisser vos mensualités. Cela ne pas va pas
augmenter le rendement de votre investissement mais réduire vos dépenses et in-fine
augmenter le cashflow.
Une autre solution est de négocier au mieux le
prix d’achat du bien, en faisant le nécessaire pour optimiser et réduire les dépenses (Ne
pas mettre votre bien en gestion, réaliser quelques travaux vous-mêmes etc …)
Enfin, la maîtrise de la fiscalité aura un vrai impact positif aussi bien sur votre cashflow
que sur votre rentabilité. Choisir de louer en meublé sous le régime LMNP peut vous
permettre par exemple de baisser les impôts et d’augmenter vos revenus.
Pour un premier investissement, visez un cash flow entre +50 et +150 €/mois. En dessous de +50 €/mois, le moindre imprévu vous met en difficulté. Au-dessus de +150 €/mois, c'est souvent difficile à obtenir avec un apport inférieur à 30%. Un cash flow de +100 €/mois représente 1 200 €/an, soit 30 000 € sur 25 ans.
C'est très difficile en 2026, mais pas impossible. Sans apport, votre mensualité de crédit est maximale et vous devez trouver un bien exceptionnellement rentable avec un rendement supérieur à 8%. Nous vous conseillons de constituer au moins 10-15% d'apport pour maximiser vos chances.
Tout dépend de votre stratégie initiale. Avec un apport supérieur à 30%, une ville rentable et le LMNP, vous pouvez obtenir un cash flow positif immédiatement. Avec un apport de 10-20% et une location nue classique, comptez 5 à 10 ans pour que l'amortissement du crédit fasse basculer le cash flow en positif.
Pas toujours. Le cash flow positif est un indicateur de trésorerie, pas de rentabilité globale. Un bien à +150 €/mois dans une ville en déclin peut perdre 20% de sa valeur en 10 ans. Un investissement rentable combine cash flow positif, rendement correct, potentiel de plus-value et zone dynamique.
Plusieurs options existent selon votre niveau. Le tableur Excel reste personnalisable mais fastidieux. Les calculatrices en ligne basiques sont rapides mais simplifiées. Le simulateur LyBox calcule automatiquement votre cash flow brut et net d'impôts, en intégrant votre fiscalité personnelle et en comparant plusieurs scénarios.
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